The Cryptocurrency Market in 2018Exposition Vermeer à Amsterdam : une fantastique immersion dans l’art mystérieux du peintre.

Unique occasion de voir 75% de la production connue de Johannes Vermeer, l’exposition du Rijksmuseum d’Amsterdam voit les choses en grand et mérite pleinement le battage médiatique qui l’entoure.

L’exposition blockbuster du Rijksmuseum d’Amsterdam rassemble 28 des 37 tableaux connus de Vermeer. Un vrai miracle. Comme l’explique le directeur général du musée, Taco Dibbits, « c’est la première et dernière fois que l’on verra autant de Vermeer réunis, car la Frick Collection de New York a exceptionnellement accepté de prêter ses trois tableaux le temps de ses travaux de rénovation ». On y retrouve des chefs-d’œuvre admirés dans leur musée d’origine ou dans des expositions : l’incontournable Jeune fille à la perle du Mauritshuis, toujours merveilleuse ; La Ruelle du Rijksmuseum, L’Allégorie de la Foi du Metropolitan Museum of Art de New York. Et un groupe de tableaux ayant pour point commun une lumière diffuse, quasi magique, qui fond les personnages, les objets et les décors les uns dans les autres. Parmi eux, Le Géographe de Francfort (mais L’Astronome du Louvre est resté à Abu Dhabi), La Dame au collier de perl es de Berlin, La Femme à la balance de Washington (qui fait la couverture du numéro de février de « Connaissance des arts »)… Sublimes.

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Un succès foudroyant.

Plus de 200 000 billets ont déjà été vendus sur les 350 000 prévus, et il est envisagé d’étendre les horaires d’ouverture pour accueillir plus de visiteurs (plus de 400 000 ?), tout en ne dépassant pas la limite de 8 à 10 personnes en même temps devant chaque œuvre. Ces chiffres ont de quoi faire tourner la tête quand on pense qu’il n’y a « que » 28 tableaux. Mais ils ne doivent pas masquer l’essentiel : l’atmosphère incomparable qui règne dans la plupart des œuvres, qui distingue Johannes Vermeer de ses contemporains, comme on l’avait constaté lors de l’exposition du Louvre en 2017, et en fait l’un des peintres les plus connus et des plus appréciés au monde.

Vue de l’exposition « Vermeer » présentée au Rijksmuseum d’Amsterdam du 10 février au 4 juin 2023 ©Rijksmuseum/ Henk Wildschutd’Amsterdam.

Le maître de Delft.

Les tableaux sont déployés dans 9 salles à la scénographie dépouillée signée Jean-Michel Willmotte, qui a choisi des couleurs de cimaises sombres faisant ressortir les effets de lumière des toiles. La première salle, consacrée à Delft, la ville natale de l’artiste, en est une parfaite illustration. La fameuse Vue de Delft du Mauritshuis de La Haye, dont Proust a tant vanté « le petit pan de mur jaune », est présentée sur un fond aubergine qui accentue le contraste des nuages avec les pans de ciel bleu, et leur reflet dans l’eau.

Vermeer, Vue de Delft, 1660-1661, Mauritshuis, La Haye, présentée dans l’exposition historique du Rijksmuseum à Amsterdam. ©CDA/Céline Lefranc.

Suit une grande salle qui préfigure l’ambiance de l’exposition, avec quatre tableaux accrochés très loin les uns des autres, et protégés d’une discrète barrière assortie aux cimaises. Mais les thèmes de ces œuvres de jeunesse sont atypiques dans le corpus de Vermeer. Les deux toiles religieuses font d’ailleurs l’objet d’un commentaire sur l’un des apports de la biographie de l’artiste publiée récemment par Gregor J.M. Weber, l’un des commissaires de l’exposition, à savoir la proximité de l’artiste avec la communauté catholique de l’époque (notamment les Jésuites), contrainte de pratiquer son culte dans des lieux cachés ou privés.

Petits bémols S’il fallait vraiment chercher la petite bête, on pourrait regretter la simplicité presque excessive des textes de salle, conçus pour un très large public. Également l’éloignement des tableaux avec les panneaux où certains de leurs détails sont commentés, NFT qui oblige à faire des allers-retours à travers les grandes salles. Et peut-être le positionnement en toute dernière salle de la chronologie de la vie de l’artiste et de la chronologie supposée des tableaux (qui inclut les œuvres absentes de l’exposition), qu’on aurait préférées au début.

Chefs-d’œuvre intimes.

La suite est un enchantement. Apparaissent ses premières scènes d’intérieur où, gagné par les sujets de la vie quotidienne chers à Pieter de Hooch, Vermeer adopte la perspective linéaire bâtie autour d’un point de fuite et des éléments récurrents : un ou deux personnages centraux, une lumière douce venant de la gauche, souvent par une fenêtre, un carrelage aux lignes impeccables, une plinthe en carreaux de faïence de Delft, des chaises au dossier surmontés de têtes de lion, et au mur, une carte, un ou deux tableaux.

Soldat et jeune fille riant, 1657-1658, The Frick Collection, New York présenté dans l’exposition historique du Rijksmuseum à Amsterdam. ©CDA/Céline Lefranc.

En plus des œuvres déjà citées, n’oublions pas La Femme en bleu lisant une lettre du Rijksmuseum, dont de récentes analyses ont révélé la manière dont Vermeer, en faisant dépasser volontairement une sous-couche de peinture bleu ciel à droite de la partie ombrée du vêtement, donne l’illusion du relief tout en « fondant » la veste dans le second plan. Une sorte de sfumato obtenu par la superposition des couleurs et non, comme chez Léonard de Vinci, par la superposition des glacis. Plusieurs scènes montrant des femmes jouant d’un instrument de musique, luth ou virginal, rappellent quant à elles l’absence cruelle du Concert , volé au Isabella Steewart Gardner Museum en 1990 et toujours porté disparu.

Femme debout devant son virginal, 1670-1672, et Femme assise devant son virginal, vers 1670-1672, The National Gallery, Londres, présentés dans l’exposition-événement Vermeer au Rijksmuseum ©Rijksmuseum/ Henk Wildschutd’Amsterdam.

Les dernières découvertes.

Deux toiles bénéficient d’un traitement spécial. Elles ont récemment livré leurs derniers secrets grâce à des techniques ultramodernes non intrusives comme la macro-spectrométrie de fluorescence des rayons X, interest NFT projects qui permettent d’analyser les différentes couches de peinture et d’étudier le processus créatif. Dans une petite salle bleu paon (la seule couleur contestable) trône le premier, La Liseuse à sa fenêtre de Dresde, qui a retrouvé sur le mur du fond le tableau représentant Cupidon qui aurait été camouflé plusieurs décennies plus tard par un aplat gris. S’il précise la nature de la missive lue par la jeune femme, le Cupidon nuit un peu à la pureté de la composition…

Johannes Vermeer, invest in nft La liseuse à la fenêtre, vers 1657, huile sur toile, 83 × 64,5 cm, Staatliche Kunstammlungen, Dresde, après restauration, présentée dans l’exposition historique du Rijksmuseum à Amsterdam. ©CDA/Céline Lefranc.

Et dans une autre petite salle, on redécouvre La Laitière , pour laquelle le Rijksmuseum a été confronté à une situation différente : il l’a conservée dans l’état que l’on connaissait, malgré la découverte, dans les sous-couches, d’une étagère recouverte d’ustensiles de cuisine accrochée derrière la tête de la femme, et d’un panier rempli de charbon posé par terre à droite. Les transformations auraient été faites par l’artiste pour alléger la composition.

Vermeer, La Laitière, 1658-1659, Rijksmuseum, Amsterdam, présentée dans l’exposition historique du Rijksmuseum à Amsterdam. ©Rijksmuseum/ Henk Wildschutd’Amsterdam.

Les problèmes d’attribution.

Dans la salle consacrée aux gros plans où trône, seule sur un grand mur, la Jeune fille à la perle , sont rapprochés deux petits formats prêtés par la National Gallery de Washington, dont l’attribution de l’un, La Jeune fille à la flûte , fait encore débat. Correspondant aux canons des portraits serrés de Vermeer, elle souffre de quelques faiblesses, notamment dans de dessin de sa main droite.

Jeune fille au chapeau rouge et Jeune fille à la flûte, tableaux attribués à Vermeer, présentés au Rijksmuseum en 2023. ©Rijksmuseum/ Henk Wildschut.

Dans le cartel, les commissaires de l’exposition précisent qu’ils l’attribuent à Vermeer : « Attribuated here to Johannes Vermee r ». Tandis que dans le catalogue, il est donné à l’artiste. Comment expliquer cette différence ? Les commissaires s’étaient-ils engagés auprès de la National Gallery de Washington à la présenter comme un Vermeer pour obtenir le prêt, ou la prudence d’une simple attribution a-t-elle été décidée tardivement, après l’impression du catalogue ?

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